PREMIERS AMOURS de Florence Paradeis

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Du 6 mai au 31 juillet 2012
Vernissage le 25 mai 2012 à 18 h

Florence Paradeis est représentée par la galerie INSITU, PARIS

Florence Paradeis, une certaine idée du bonheur.
(Extrait du catalogue Florence Paradeis FRAC Limousin, 1993)

Les premières photographies de florence Paradeis que j’ai vues voici cinq ans, présentaient des « scènes de genre », pour ne pas dire des saynètes, où, dans un cadre des plus domestiques, un ou deux acteurs au maximum jouaient des « scènes de ménage ». Comme dans un pseudo-reportage sur le quotidien de nos banlieues, on pouvait voir, par exemple, une femme-une mère ?- étendre son linge dans une buanderie exiguë pendant qu’une jeune femme-sa fille ? – assises, sur la machine à laver, assistait à la chose comme détachée et indifférente. Une autre photographie montrait un jeune homme – un fils ? – à l’allure un peu gouape tendre sa main vers une poignée de billets que lui tendait une femme d’âge mûr en déshabillé « 3 Suisses » – sa mère ? – d’un geste résigné du fond d’un lit défait…. Ces « mélodies en sous sol » du pauvre n’avaient pourtant rien de la fatalité héroïque que ce même type de scènes peuvent provoquer dans le défilement narratif du récit cinématographique invoqué. Ces images ne provoquaient pas davantage une espèce de compassion misérabiliste suspecte que le regard élitiste repu peut porter avec condescendance sur un quelconque bon ou mauvais sauvage… Ces images, au contraire, donnaient à priori l’impression d’une irréalité fabriquées, d’une invraisemblance absolue, d’un pur « montage ». Elles pouvaient se lire comme une parodie perspicace des clichés les plus convenus, comme un manifeste du « chiqué ». Mais tout « chiqué », surtout celui des boxeurs avant le coup de gong salvateur qui les délivrera de la punition fatale, provoque une adhésion inconsciente, qui, plus que le parti pris pour le plus faible, est la reconnaissance trouble de sa capacité à ruser. En quelque sorte une espèce de « tendresse » pour celui qui, comme Ulysse et son hétéronyme Person ne, est capable de déjouer la violence inéluctable qui vise son intégrité par une feinte assez « ficelle » mais efficace : en se mettant tout simplement à distance. Ce trait commun au comportement humain – et il ne s’agit pas là d’une considération platement « structuraliste » – est paradoxalement une des conditions premières pour qu’un sentiment de personnification nous saisisse face à de telles propositions.

Comment ne pas adhérer en effet à un procédé qui, comme dans le plus vulgaire des « realité show », nous donne à assister aux démêlés spectaculaires d’une Psyché dont la banalité fictionnelle « recopie » au plus près notre banalité ? Obéissant à l’invite peu élégante d’apprendre – et de voir – que – « ça n’arrive qu’aux autres », ces images (nous) touchent d’autant plus que l’incrédulité de l’héroïsme bascule ici dans la quotidienneté de l’épique. Le Personne d’Ulysse n’était pas un « anonyme », mais, pour paraphraser d’autres moments sublimes de la conjonction fictif : réel, une « société », sans doute la nôtre en l’occurrence….

Si l’on poursuit la description des photographies réalisées par Florence Paradeis, on pourrait constater en effet que le substrat relationnel qu’elles mettent en jeu se précise dans la relation de ce qui pourrait se qualifier « d’autobiographique ». A la suite de ces protagonistes « familiaux « – interviennent d’autres personnages dont on devine, plus qu’on ne le sait, qu’ils appartiennent au cercle « parental « lui même, sinon au cercle clanique » des ami(e)s.
C’est bien parce qu’elles travaillent le corpus des « représentations virtuelles (des) photographies de famille « qu’elles n’offrent qu’une certaine idée du bonheur « et non la transposition idyllique et parfaite de ce dernier. Curieusement, les protagonistes des photographies de Florence Paradeis ne miment pas les conventions médiatiques du papier glacé, mais jouent absolument leur rôle. Bizarrement, le propos de cette artiste ainsi considéré nous convainc qu’il s’agit bien pour elle d’une esthétique du « réalisme », qu’il importe encore de croire et de montrer, au-delà de tous les artifices, de ce que l’image s’ingénie à cacher. L’invraisemblance des situations, leur évidente mise en scène, oblige ainsi par la banalité-ou plutôt par la modestie de leurs propos- à procéder à un retournement du jugement qui ferait croire à leur véracité.

Ramon TIO BELLIDO

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Image du mois #41

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Vernissage mon image en 6 faces

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© prises de vues : Luc Dufrène

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Exposition Mon image en 6 faces. Du 4 au 16 mai 2012

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L’image du mois #40

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La pratique de la marche en avant dans les rues de Metz, la nuit.

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© prises de vues : Sandrine Creusot

BD Maginot - Dvt école / Avt porte des Allemands / Angles rue de la grève, Metz © Claire Delrez

Place Saint Thiébault direction Gare angle en Chandel'rue, Metz © La Conserverie

Rue Harelle / Dir extérieur / Angle Avenue Joffre, Metz © Mme Kirch

Rue pont de l'Agonne Face n°39 / Dir Banlieue / Angle rue Charles Petre, Metz © La Trocambulante

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La pratique de la marche en avant

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Une exposition collective.
Photographies sorties des albums de famille des uns des autres.

Du 17 mars au 29 avril 2012

Dans un album de photographies de familles, ces images sont faciles à reconnaitre. Elles sont différentes de celles des autres pages où bien souvent le regard, le corps est à l’arrêt, le souffle suspendu. Les sujets ici sont en mouvement. Devant une gare, une fête patronale, une grande roue, les gens marchent… Ces images sont réalisées par des photographes professionnels. Des photographes de rue, ceux qui vous interpellent pour que vous achetiez l’image d’un « vous » élancé vers lui. L’image d’un « vous » en groupe ou en voyage. L’image d’un « vous » souriant à un inconnu. Si, bien souvent, les portraits de photographe de studio sont ensuite encadrés, ces souvenirs impromptus d’un moment entre amis sont envoyés comme carte postale, on peut lire à leur dos des messages chaleureux à destination d’une des personnes représentée.
Puis, logiquement elles trouvent place dans le déroulé du temps de la vie, dans l’album. Ce sont ces représentations d’une journée d’été bruyante pour laquelle vous portiez vos beaux habits qui constituent l’exposition collective LA PRATIQUE DE LA MARCHE EN AVANT.

Anne Delrez

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Vues de l’exposition de La pratique de la marche en avant

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Exposition collective. Photographies sorties des albums des uns et des autres.

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La pratique de la marche en avant dans les rues de Metz

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Boulevard Maginot devant Parking / Direction gare / Angle rue Mazelle, Metz © Tiane

Avenue de Nancy devant n°44 / Direction centre ville / Angle Rue Goethe, Metz © Mme Cohen

Rue du Cambout / angle rue St Charles, Metz © Mme Sarica-Desferriéres

Square du général Mangin, Metz © M. et Mme Mourand

BD Maginot - Dvt école / Avt porte des Allemands / Angles rue de la grève, Metz © Claire Delrez

Place Jeanne d’Arc, Metz © Mme Kirch

Rue Harelle / Dir extérieur / Angle Avenue Joffre, Metz © Mme Kirch

Rue pont de l'Agonne Face n°39 / Dir Banlieue / Angle rue Charles Petre, Metz © La Trocambulante

Rue pont de l'Agonne Face n°39 / Dir Banlieue / Angle rue Charles Petre, Metz © La Trocambulante

Rue pont de l'Agonne Face n°39 / Dir Banlieue / Angle rue Charles Petre, Metz © La Trocambulante

Rue des Tanneurs / 20 mètres avant angle place des Paraiges, Metz © Mme Millot

Rue du Chanoine Collin place d'armes, Metz © Mme Ravenel

Place Gabriel Hocquard, Metz © Mme Kirch

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La pratique de la marche en avant

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© Mme Glad

© Mlle Gaudry

© Mme Delrez

© M. et Mme Creusot

© La Conserverie

© Mme Cohen

© Mme Cohen

© Mme Cohen

© Mme Cocca

© Mme Brion

© Mme Bier

© Mme Barateig

© Mme Barateig

© La Conserverie

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